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Histoire de blanc

L’histoire du blanc de Meudon

et des champignons de Paris

La fabrication du Blanc nécessite toute une série d’opérations : la craie extraite, après avoir été dégagée de ses silex, est broyée à l’aide de meules. Elle est ensuite débarrassée de ses impuretés par décantations successives dans des bassins. Après évacuation de l’eau claire et dessiccation, le blanc est récupéré puis moulé en pains qui, enfin, sont mis à sécher à l’air libre sous abri.


Le blanc de Meudon se présente sous plusieurs formes : les pains bien sûr, mais aussi des parallélépipèdes qui sont mis en boîte ou en tonneau pour exploitation, des plaquettes, des sacs de blanc en vrac.


Les “blanquetiers” vendent ce produit à Paris d’où il est exporté dans le monde entier. Ces usages “raffinés” n’expliquent pas à eux seuls l’extraction de plusieurs milliers de tonnes. Il en existe de moins nobles. Par exemple, bien que tendre et poreuse, la craie est parfois employée comme pierre à bâtir. Sa réaction aux acides permet aussi d’obtenir le gaz carbonique des eaux gazeuses. Elle est encore broyée, mêlée à l’argile, mise en briquettes, séchée et cuite dans des fours pour devenir la chaux hydraulique, matériaux très prisé pour sa robustesse car il durcit à l’humidité. La demande est très forte au moment de l’édification des fortifications de Paris de 1841 à 1845.

Une "Blanqueterie"  à Issy-les-Moulineaux :

un des hangars de pains de Blanc de Meudon fin du XIXéme siècle. 8 à 10 tonnes sèchent ainsi à l'air libre

> Lire la suite : 2- les maîtres carriers

Ces galeries silencieuses sont l’œuvre d’hommes qui, avec patience, ont creusé toujours plus loin dans la colline une matière aussi blanche qu’était profonde l’obscurité dans laquelle ils travaillaient.


Cette matière blanche, c’est la craie, un matériau universel au siècle passé. Purifiée, elle devient le fameux blanc de Meudon, produit au nom familier et mystérieux à la fois.

Peu sans doute connaissent aujourd’hui ses multiples usages :

- confection des mastics,

- fabrication des moulures pour appartement,

- confection de crayons et du bâton de craie de l’écolier,

- colorant des peintures,

- préparation des papiers peints (fond blanc) et des toiles de peintres,

- apprêt des cadres d’ornement avant dorure

- adjuvant dans la fabrication des faïences, porcelaines et céramiques,

- nettoyage et polissage des verres,

- fourbissage des métaux, notamment les cuivres des bateaux, l’argenterie et les étains des ménagères.


Plus inattendu, les chirurgiens de l’armée impériale le réclament pour cicatriser les blessures des chevaux et coquettes s’en servent comme succédané de poudre de riz.

> 3 : Au delà de la mémoire

> 2 : Maîtres carriers

> 4 : Champignons de Paris

1- Les carrières de craie d'Arnaudet
     (ou des Brillants) à Meudon.


Sous la colline des Brillants à Meudon, se cachent de blanches galeries secrètes et méconnues. Elles courent, se croisent, se superposent en un véritable “univers souterrain”. Ce sont les carrières. Au sommet de la colline : la maison en briques rouges où vécut Rodin.Son nom actuel, d' "Arnaudet", provient du nom de la rue où débouche les cavages; rue du docteur Arnaudet (anciennement rue de Fleury). Le nom des "Brillants" est celui originel. Il correspond au nom du coteau calcaire exploité. Le terrain, nommé "pièce des Brillants", appartenait initialement aux moines chartreux. Ils avaient canalisés une source, appelée la "Goulette-aux-moines".

L'histoire


En 1871, Pierre Mimard rachète une blanchisserie et la glaisière, afin de l'exploiter en crayère. Son gendre, Louis Malsac, gère la carrière et reprend l'affaire à son nom en 1874. En 1885, un rapport des mines souligne l'incroyable régularité et la précision de l'exploitation. En 1885, Mr.Malsac meurt, et la carrière est reprise par sa veuve et son fils, alors âgé de 19 ans. Le débit des sources utilisées pour faire le blanc de Meudon est perturbé suite à la construction de la ligne des Invalides (1898-1900). L'extraction de la craie se poursuit au moins jusqu'à la 1ère guerre mondiale. La zone qu'ils exploitèrent correspond à la partie Nord/Est de l'actuelle carrière Arnaudet.


En 1881, Gustave Marland, publiciste Parisien, décide d'exploiter le reste du sous-sol des "Brillants" en achetant la deuxième blanchisserie, ainsi que 12 pièces de terrains adjacents. Après avoir fait vérifier que le banc de craie était intact, il débute l'exploitation et crée la société anonyme "carrières des blanc minéraux de Meudon et de l'usine des Moulineaux". Il s'associe avec Mr. Meunier, négociant à Paris. L'usine était installée au 11 rue du docteur Arnaudet. Elle était composée d'un bâtiment à deux ailes, qui entouraient un mur de soutènement du cavage de la carrière. On accédait à la carrière par une pente douce, appareillée en pierres de tailles, qui est toujours visible. Elle était munie de rails et de deux conduits menant le blanc lavé vers les bassins de décantation. La société dut fermer ses portes le 15 février 1884, suite à une attaque en justice pour usurpation d'appellation, via la "Manufacture des blancs minéraux de Meudon". Ils furent également accusés d'avoir perturbé le débit de la source de la "goulotte-aux-moines", qui alimentait une fontaine publique, une ferme et un moulin. Le 2 mai 1886, Pierre Mimard (fabricant de "blanc de Meudon" aux Moulineaux) rachète aux enchères l'ensemble de l'entreprise. Il poursuit l'exploitation sur le même modèle et de façon homogène.


L'exploitation de la carrière Arnaudet prend fin en 1923 et correspond à la dernière entreprise de “blanc de Meudon” de l'Ile-de-France.

Plan de la carrière Arnaudet avec la répartition par propriétaires
au XIXè siècle

Aujourd'hui

La carrière Arnaudet s'organise sur 4 niveaux et s'étend sur 8 km de galeries. Les galeries, d'une hauteur comprise entre 5 et 10m, sont très régulières. Elle est également classée scientifiquement et artistiquement, depuis le 7 mars 1986.

> Lire le chapitre sur le classement

La "Goulette aux moines"

   1 : Carrières de craie

  Voir le film de 1988

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  Les carrières en images

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